Quand la Mère Noël débarque, les bureaux s’illuminent!

15 Décembre 2021

Courses effrénées aux cadeaux, pagaille autour des fourneaux, yeux cernés de travail, endimanchés dans nos robes à paillettes ou complets-cravate et souliers vernis… N’avons-nous pas négligé la féérie de Noël ? Heureusement, il y a des gardiens de la magie, des entrepreneurs qui fourmillent sans relâche pour que Noël prenne des airs de fête, même au travail. Nous avons rencontré Mère Noël, la vraie, celle qui rallume les étoiles dans les yeux et fait briller les sapins dans les vitrines de nos bureaux.

La légende raconte qu’il y a très longtemps, dans les forêts du Canada, certains arbres faisaient la cour aux hommes, alors que d’autres étaient laissés pour compte. Lorsqu’arrivait le printemps, le vaillant érable laissait couler sa sève sucrée, sitôt devenue sirop pour ravir petits et grands. À l’automne, ses feuilles enflammées ensoleillaient la forêt toute entière. Gonflé d’orgueil, l’érable régnait en roi sur toute la forêt. Le sapin, repoussant avec ses aiguilles piquantes, restait vert et inutile. Or, par une belle nuit étoilée de décembre, un ange passa. Il vit le sapin esseulé et malheureux. L’ange décrocha alors du ciel des étoiles qui scintillaient pour les poser sur ses branches, près de son cœur. Le sapin s’illumina et sa parure devint un ravissement pour les yeux. La nouvelle se répandit dans le monde entier et depuis ce jour, c’est lui le roi de Noël.

Une petite fille qui voulait ramener la magie de Noël

« J’aime la période des Fêtes, depuis toujours ! », rêve tout haut Patricia Corriveau, avec un large sourire aux lèvres. La nostalgie la saisit : le souvenir de la chaleur du feu de cheminée qui crépite, des parfums de résine, de cannelle, de pain d’épices, les cantiques… Les préparatifs surtout, et décorer le sapin en famille sont pour elle des moments délicieux, suspendus hors du temps, qui la font vibrer si fort qu’elle a décidé d’en faire son business

Patricia est la Mère Noël. Elle offre un service clé en main de décoration de sapins dans les bureaux. « J’arrive costumée, avec la musique et un ou deux lutins pour m’aider avec le montage de la décoration dans l’échelle. Je passe voir les employés, je distribue des petits biscuits et des chocolats. C’est une expérience all-in! » C’est elle qui apporte les conifères, de la grandeur voulue et décorés selon le thème choisi. « Il y a le sapin Gourmand, le Bûcheron ou même le Lance et Compte. Oui, mes sapins ont des noms ! Je me voyais même arriver avec mon petit camion de lait peint en rouge, scintillant de lumières, diffusant de la musique de Noël dans des haut-parleurs ».

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Un rêve devenu réalité

«  Ça m’a pris il y a cinq ans, un soir en jasant avec mon mari autour du comptoir de cuisine ! Je venais de passer deux années à animer des ateliers sur l’entrepreneuriat, trois fois par semaine : comment inspirer les jeunes à se dépasser et à ne pas avoir peur d’entreprendre dans quelque chose qu’ils aiment… Ce soir-là, je suis allée en ligne, j’ai fait un prêt de 2500 $ et j’ai appelé deux amies, une qui travaillait dans une boutique de décorations et une qui avait été designer de costumes pour le Cirque du Soleil. J’ai trouvé quelqu’un pour me faire un shooting photo, j’ai acheté trois sapins, et c’était parti ! ». Un rassemblement d’entrepreneurs et quelques références plus loin, les médias de Trois-Rivières s’emparaient de son projet inspirant et l’Auberge des Gouverneurs affichait fièrement ses sapins… les affaires de la Mère Noël démarraient sur des chapeaux de roue !

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Peter Pan est en demande

Aujourd’hui, Patricia est un peu victime de son succès. En effet, son carnet de commandes ne dérougit pas, sans faire de jeu de mot. Le joli petit camion est plutôt un cube en location pour enfourner les dizaines de sapins. « Je suis en train de réfléchir au futur. L’idéal serait d’avoir une petite équipe de confiance pour monter la structure avant que j’arrive décorer. Mais, je ne veux pas de pression financière et de stress : c’est important pour moi de garder la magie, c’est ce que j’offre ». 

Patricia avait déjà été entrepreneure et elle conserve un emploi à temps plein. Elle est consciente des besoins de son entreprise, qui n’est saisonnière qu’en apparence. « Dès l’été, je me mets dedans ! Je regarde des films de Noël dans mon sous-sol pour m’inspirer, je commande des tissus, je fais des boucles dans mon atelier, je crée des thématiques, des chaudières de popcorn aux grosses boules de plumes ! J’aime toute cette démesure, je ne m’en tanne pas. Puis, je prends deux semaines de congé en novembre pour aller installer les sapins. Pas question que j’arrive brûlée à mon Noël non plus ! C’est très physique, ce sont des journées de douze heures. Ça n’a l’air de rien comme ça un sapin de douze pieds de haut! Mais c’est tous les jours une joie pour moi, et je veux que ça reste comme ça. Je l’aime d’un amour fou cette entreprise ! »

S’il y a une date d’expiration à l’insouciance, puisse-t-elle être retardée le plus tard possible pour rester émerveillé, comme Patricia. Des coquilles de noix posées sur les branches des premiers sapins du dix-septième siècle, emplies d’huile pour y allumer une mèche, aux chandelles qui brûlaient dangereusement et aux boules de verre fragiles, jusqu’à nos idées folles pour égayer nos esprits blasés, les sapins sont restés emblématiques du temps des Fêtes et porteurs d’espoir.

À propos de l'auteur(e)

Isabelle Naessens

À propos de Isabelle Naessens

Rédactrice, analyste, critique, Isabelle Naessens est une femme réfléchie, engagée et versatile qui a œuvré en relations internationales avant de se tourner vers la communication. Stratège relationnelle créative, elle se joint à l’équipe de Henkel Média en tant que rédactrice principale et créatrice de contenus.