Mois Numérique Jeunesse | «Allumer et préparer la relève pour l’avenir de nos industries québécoises»

Jean-François Cyr

29 janvier 2022

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Photo : courtoisie Printemps numérique | Mehdi Benboubakeur, directeur général du Printemps numérique, l’organisme qui chapeaute le Mois Numérique Jeunesse.

Le Québec, comme bien d’autres nations dans le monde, est dans une nouvelle étape de l’ère industrielle depuis déjà un certain temps. Les preuves de la transformation numérique sont partout : éducation, travail, finance, divertissement, communication, pratiquement aucun milieu n’échappe à l’univers digital. Le 3e Mois Numérique Jeunesse (MNJ), qui se déroulera du 1er février au 6 mars, a pour objectif de sensibiliser et outiller les jeunes face à cette incontournable réalité. Henkel média a discuté avec Mehdi Benboubakeur, directeur général du Printemps numérique, l’organisme qui chapeaute ce rendez-vous annuel des moins de 35 ans. 

On travaille sur la question de la fracture numérique dans toutes les régions du Québec, y compris les réserves autochtones. On organise des activités pour les jeunes sur le terrain. L’objectif : allumer des étoiles. On veut qu’ils se disent « je suis capable » et qu’ils prennent conscience de certains aspects des technologies numériques dans leur vie, dont les interactions sur les réseaux sociaux.

Ateliers, séances de formation, conférences, expositions, spectacles, jeux vidéo, hackethon (marathon de programmation informatique de manière collaborative) outils pour jeunes et enseignants : un éventail d’activités et de ressources en ligne sont proposées par Printemps numérique grâce à une plateforme web épurée et intuitive.

« Il faut préparer la relève pour nos industries, affirme M. Benboubakeur. Le numérique est une économie de la connaissance ; la ressource première est l’humain. On veut démocratiser l’accès au savoir et aux outils numériques. On souhaite que le plus grand nombre de jeunes puissent participer à cette transformation. 

« On doit éviter que l’avenir soit divisé en deux catégories de citoyens, poursuit-il. Ainsi, on lutte contre les inégalités socio-économiques et celles associées au genre. Seulement 10 à 20 % des personnes dans l’univers des technologies numériques sont des femmes. C’est anormal. Elles ne sont pas là où demain se prépare. Pas assez, du moins. Donc, il y a un problème d’équité, évidemment, mais aussi de créativité. Les milieux trop homogènes sont des milieux peu innovants. »

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Photo : courtoisie Printemps numérique

Éducation, information et divertissement

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Sur le site internet du Mois Numérique Jeunesse, quelques 300 partenaires, en collaboration avec Printemps numérique, proposent divers rendez-vous durant plus de quatre semaines. Tantôt, de l’information sur les enjeux numériques est véhiculée par l’entremise du divertissement, tantôt elle est transmise grâce à un événement interactif. 

Selon l’équipe de Printemps numérique, l’amélioration des habiletés digitales et l’avenir des jeunes sont l’affaire de tous. C’est pourquoi elle collabore avec de multiples intervenants — dont École Branchée, Communautique, Tobo, Réseau des Carrefours jeunesse-emploi du Québec et le Musée de la civilisation de Québec — pour rassembler une communauté panquébécoise en littératie numérique. En plus du calendrier d’activités, Printemps numérique offrira des rendez-vous virtuels. Voici quelques exemples : 

  • Un Monde virtuel 3D (Métavers) pour introduire les élèves du secondaire aux possibilités du numérique
  • Quatre Facebook Live avec de jeunes professionnels inspirants dans le domaine du numérique qui se questionnent et s’expriment sur le « numérique souhaitable »
  • Un concours de création vidéo pour les 16 à 29 ans, visant à promouvoir l’enjeu de la transparence de l’information

Çà et là dans les villes, l’organisme implante des cafés numériques avec l’aide d’autres partenaires locaux. Les jeunes peuvent y rencontrer curieux et connaisseurs, toucher des robots, des drones, etc. Printemps numérique, avec la Commission de l’éthique en science et en technologie et l’UNESCO, a également développé une charte de la citoyenneté numérique dans laquelle on parle notamment de transparence des données sur le web et du respect des autres dans les communications.   

« Étudier, travailler et communiquer à l’ère du numérique comporte son lot de défis. Nous avons la chance de compter sur des acteurs au Québec qui développent des activités et outils innovants pour accompagner les jeunes afin qu’ils deviennent des citoyens éveillés, critiques et créateurs », précise Mehdi Benboubakeur.

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 Printemps numérique

Le Printemps numérique est un organisme à but non lucratif qui vise à connecter les individus, les organisations et les idées pour faire progresser et rayonner l’intelligence numérique. Agissant pour les industries, les communautés et les joueurs de la scène locale et internationale, Printemps numérique est l’acteur d’avant-garde qui favorise les maillages en ouvrant les horizons du progrès. Il offre une connexion directe et accessible au monde numérique grâce à ses actions qui valorisent l’inclusivité, l’humanisme, l’audace et la curiosité.

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