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Le Plan québécois en entrepreneuriat 2022-2025⎢De l’aide pour tous les entrepreneurs de partout au Québec !

Henkel média

23 mars 2023

6 minutes

On parle beaucoup des problèmes qui ébranlent l’entrepreneuriat aujourd’hui: aux premières loges, l’inflation, les difficultés de rétention et la pénurie de main-d’œuvre, mais aussi le déficit engendré par le vieillissement de la population. Sans aucun doute, le visage de l’entrepreneuriat change. Mais à tout problème, il y a une solution! 

Le ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie (MEIE) a mis sur pied le Plan québécois en entrepreneuriat (PQE) 2022-2025. Il souhaite placer l’entrepreneur au cœur du développement économique. Il a donc déployé les efforts nécessaires pour lui apporter du soutien et lui offrir un environnement d’affaires prospère. Jusqu’en 2025, 121,7 millions de dollars seront injectés à travers tout l’écosystème: organismes de soutien, écoles d’entrepreneuriat, fonds d’investissement, institutions financières et accélérateurs d’innovation. Le PQE vise à dynamiser les services et les programmes existants pour les entrepreneurs.

Stimuler le désir d’entreprendre de tous

Mener un projet d’affaires, vouloir créer de la richesse, avoir le goût du risque et de l’aventure, être engagé: ce sont toutes des aptitudes communes aux entrepreneurs. Dans un contexte où le désir d’entreprendre a récemment diminué au Québec, le PQE appuie donc les initiatives qui stimulent la relève et qui donnent un coup de fouet pour faire le grand saut. À travers de l’accompagnement, de la formation, du réseautage et un accès plus équitable au financement, le Ministère souhaite rallumer l’étincelle et valoriser davantage la profession d’entrepreneur. 

Les intentions d'entreprendre des femmes et des immigrants sont élevées
Les intentions d'entreprendre des femmes et des immigrants sont élevées

En particulier, les intentions d’entreprendre des femmes et des immigrants surpassent les autres groupes, plus enclins à démarrer un projet d’affaires, au sortir de la pandémie. En effet, 65 % des nouvelles entreprises sont féminines et les immigrants ont démontré deux fois plus d’intentions d’entreprendre que les natifs. C’est pourquoi le MEIE souhaite offrir les mêmes chances de réussite à toutes les clientèles sous-représentées (femmes, jeunes, personnes de la diversité ethnoculturelle, membres des Premières Nations et Inuit, personnes vivant avec une incapacité et membres de la communauté LGBTQIA+ pour viser un entrepreneuriat inclusif et diversifié.

Encourager à rester au top 

Il y a actuellement 220 000 entreprises au Québec, en grande majorité des PME. Cela dit, la chercheuse spécialiste de la reprise entrepreneuriale, Louise Cadieux, a confirmé que le taux de survie des nouvelles entreprises après cinq ans est de seulement 65 %. 

Pour éviter l’essoufflement des élans et soutenir la persévérance des entrepreneurs, le plan d’action inclut donc des considérations liées à la santé mentale. Aujourd’hui, l’anxiété de performance, le stress financier et la charge mentale dans le milieu des affaires sont de plus en plus déstigmatisés. Le Ministère souhaite plus que tout prioriser l’humain derrière l’entrepreneur et lui venir en aide afin qu’il prenne les rênes de son entreprise en toute confiance. 

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Le MEIE reconnait l'importance de parler de la santé mentale des entrepreneurs et tend la main pour les soutenir.
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Favoriser le réseautage pour créer de nouvelles possibilités d'affaires

Par ailleurs, l’Institut de recherche sur les PME a récemment estimé que 46 % des entrepreneurs considèrent leur niveau de compétences comme faible. Pour favoriser la réussite dans un monde de plus en plus complexe où il faut acquérir sans cesse de nouvelles compétences, mais aussi au regard des modes de gestion modernisés ou des réglementations changeantes, le PQE propose ainsi une mesure de bonification à la formation aux entrepreneurs. Avec les incontournables virages vert et technologique, maîtriser de nouveaux acquis devient indispensable. 

Une autre mesure du PQE vise à encourager les occasions de réseautage entre entrepreneurs, lesquelles sont susceptibles de mener à des liens stratégiques et à de nouvelles perspectives d’affaires enrichissantes. Soutenir les contacts entre pairs est une belle façon de partager les expériences de succès et d’échecs. 

Enfin, le PQE souhaite accroître la productivité et la compétitivité, notamment en appuyant les accélérateurs d’innovation. Développer des réseaux adaptés à la nouvelle économie, en collaborant avec les milieux académiques, des affaires et de l’investissement, devient essentiel afin d’intégrer l’innovation et l’intelligence en entreprise et d’assurer un fort potentiel de croissance.

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Favoriser l'innovation

Le PQE vient appuyer les entrepreneurs dans toutes les étapes du démarrage de leur entreprise. En combinant ce Plan à notre stratégie de recherche et d’innovation, on se dote des outils nécessaires pour développer les entreprises innovantes et compétitives qui amèneront des retombées économiques partout au Québec.

Pierre Fitzgibbon, Ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, ministre responsable du Développement économique régional et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal

Favoriser le repreneuriat

Le futur du Québec passe aussi par le repreneuriat. « Le défi actuel, c’est d’attirer les jeunes qui ne connaissent pas suffisamment cette option (…) Or, reprendre, c’est entreprendre », a affirmé Louise Cadieux. « Les entreprises à la recherche de relève ne sont pas forcément celles qui sont à bout de souffle. Un propriétaire dans la soixantaine qui a vu son chiffre d’affaires décupler pendant la pandémie est aussi prêt à vendre ». 

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Le repreneuriat a le vent dans les voiles au Québec, qu'il soit familial comme chez Cassis Monna & Filles, ou pas

Il faut savoir que l’âge moyen des propriétaires d’entreprises est aujourd’hui de 50 ans. « Qu’un accent particulier soit porté sur le repreneuriat s’avère essentiel, car déjà en 2018, près des trois quarts des propriétaires de PME songeaient à céder leur entreprise dans un horizon de dix ans », a indiqué François Vincent, vice-président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante. On estime que près de 12 600 entreprises pourraient être transférées cette année seulement! Selon l’évaluation du Centre de transfert d’entreprise du Québec, c’est même 37 000 entreprises si l’on prend en compte le vieillissement de la population et son impact notamment dans le milieu des affaires. 

On ne peut plus ignorer ce que la conjoncture impose, et le PQE s’avère donc un outil incontournable pour continuer à bâtir un environnement d’affaires propice à la croissance des entreprises au Québec, grâce à ses mesures visant à aiguiller les entrepreneurs et à leur offrir l’accompagnement et le financement nécessaires à leur réussite.

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